L’appareil idéologique est dans sa définition la conception qui veut nous faire croire que «tout va bien dans le meilleur des mondes». La troisième lecture participe à cet appareil dès l’instant où cette troisième lecture devient celle à laquelle on adhère. On participe ainsi au mythe en consentant à la fabrication d’une pensée propre à l’industrie culturelle (ici instaurée par Barbie).
Avec le mythe de Barbie, on naturalise toute la sphère de la beauté féminine. Les gens prennent pour acquis que les critères de beauté sont ceux de la poupée qui n’est en fait qu’un simple jouet aux mensurations tout à fait irréelles. On arrête d’user de notre pensée critique et on obéit plutôt au mythe.
De cette manière, «en passant de l'histoire à la nature, le mythe fait une économie: il abolit la complexité des actes humains, leur donne la simplicité des essences, il supprime toute dialectique, toute remontée au-delà du visible immédiat, il organise un monde sans contradictions parce que sans profondeur, un monde étalé dans l'évidence, il fonde une clarté heureuse; les choses ont l'air de signifier toutes seules.» (BARTHES)
L’anti-physis passe au pseudo-physis. Les gens acceptent tout simplement d’adhérer au mythe, sans penser aux réels impactes sociaux. Le monde devient donc superficiel et sans profondeur.
Concrètement, Barbie devient donc le symbole de la beauté et de l’idéal féminin lié à la société de consommation. Le mythe naturalise tous ces aspects. Les fillettes veulent ressembler à leur poupée préférée : être belle, jeune, riche, etc. La pensée critique étant encore moins présente chez ces jeunes filles, le mythe peut s’installer plus facilement puisque la lecture qui est faite par ces dernières n’est pas assez profonde pour pouvoir défaire ledit mythe.
